• Lorsque tu fermeras mes yeux

     

     

     

     

    LORSQUE TU FERMERAS MES YEUX...


    Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière,
    Baise-les longuement, car ils t'auront donné
    Tout ce qui peut tenir d'amour passionné
    Dans le dernier regard de leur ferveur dernière.

    Sous l'immobile éclat du funèbre flambeau,
    Penche vers leur adieu ton triste et beau visage
    Pour que s'imprime et dure en eux la seule image
    Qu'ils garderont dans le tombeau.

    Et que je sente, avant que le cercueil ne se cloue,
    Sur le lit pur et blanc se rejoindre nos mains,
    Et que près de mon front, sur les pâles coussins,
    Une suprême fois se repose ta joue.

    Et qu'après, je m'en aille au loin avec mon coeur
    Qui te conservera une flamme si forte
    Que même à travers la terre compacte et morte
    Les autres morts en sentiront l'ardeur.

    Emile Verhaeren


     

    LORSQUE TU FERMERAS MES YEUX...


    « Saint NicolasHumour »

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  • Commentaires

    6
    Moïsette Profil de Moïsette
    Jeudi 8 Décembre 2011 à 17:17

    Elisa

    Merci d'être passée me voir

    Bisous et bonne soirée

    5
    Elisa-35 Profil de Elisa-35
    Jeudi 8 Décembre 2011 à 17:03

    Très beau texte et celui de Serge est bien également.


    Bonne soirée et bisous.

    4
    Moïsette Profil de Moïsette
    Jeudi 8 Décembre 2011 à 10:50

    Tao

    J'ai trouvé ce poème joli et puis, un jour nous partirons où ? ? je ne sais pas

    Bisous et bonne journée

    3
    Moïsette Profil de Moïsette
    Jeudi 8 Décembre 2011 à 10:49

     Serge, joli ton texte

    Bisous et bonne journée

    2
    papyserge
    Jeudi 8 Décembre 2011 à 09:28

    je connais pas !! il est toujours aussi triste dans ses poémes ??

    Au bord du quai

    Et qu'importe d'où sont venus ceux qui s'en vont,
    S'ils entendent toujours un cri profond
    Au carrefour des doutes !
    Mon corps est lourd, mon corps est las,
    Je veux rester, je ne peux pas ;
    L'âpre univers est un tissu de routes
    Tramé de vent et de lumière ;
    Mieux vaut partir, sans aboutir,
    Que de s'asseoir, même vainqueur, le soir,
    Devant son oeuvre coutumière,
    Avec, en son coeur morne, une vie
    Qui cesse de bondir au-delà de la vie

     

    bises bonne journée @+

    1
    Tao Photo
    Jeudi 8 Décembre 2011 à 09:01

    Brrrr ! Pas très gaie, ce matin !   Bises

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